La taille des oliviers / Το κλάδεμα της ελιάς

En Février, alors que les retardataires finissent la récolte, la plupart des producteurs s’attèlent à la taille des oliviers.  On commence par retirer les branches sèches, qui ne donneront plus d’olives. Puis, on élague de façon à laisser le soleil pénétrer uniformément. On coupe aussi les branches les plus hautes pour se faciliter la récolte prochaine, ce qui explique d’ailleurs la forme tassée des oliviers. Enfin, on s’assure que l’arbre n’empiète pas sur l’espace de ses voisins.

L’olivier fournit de l’huile… et le bois pour se chauffer l’hiver !

Une fois la taille effectuée, il faut brûler les branches trop fines pour en faire du bois de chauffe. Si les feuilles sont souvent laissées au pied de l’arbre car elles agissent comme un engrais naturel très efficace, il est important de brûler les petites branches sous peine d’en faire de véritables nids à mouches !

Contrairement à de nombreux arbres, l’olivier ne perd pas ses feuilles d’une année sur l’autre. Ces économies d’énergie permettent à ce petit arbre d’afficher une longévité qui ferait pâlir de jalousie certains chênes  – en Crète, on compte de très nombreux oliviers millénaires ! C’est notamment pour respecter la logique propre à cet arbre magique que nos producteurs taillent les arbres de façon mesurée.

« Ils ont sûrement reçu une tronçonneuse à Noël »

D’autres en revanche n’hésitent pas à laisser les arbres tous nus. Cela permet d’avoir des « super-récoltes » tous les 3 ans et réduit l’incertitude des rendements. « Il faut leur pardonner, ils sont ignorants… et ont sûrement reçu une tronçonneuse à Noël » se moque Virginie, notre productrice, sans cacher son amertume face à ces pratiques très destructrices sur le long terme.

Le feu : la dernière étape après 4 mois à transpirer dans les oliviers. On comprend que nos amis producteurs aient le sourire !

Un de nos jeunes oliviers après la taille.

Massacre à la tronçonneuse : un exemple de ce qu’il ne faut pas faire !

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